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La culture à gibier
Constat
Autrefois très diversifiées et morcelées, nos plaines agricoles étaient très attrayantes pour l’ensemble de la faune sauvage tant gibier que non chassable. Depuis les dernières décennies, la diversité des cultures s’amenuise grandement, le parcellaire s’accroît fortement et les techniques culturales s’intensifient. Ces effets croisés induisent une disparition de l’effet mosaïque si favorable aux espèces sauvages. Il faut donc chercher à recréer, au moins en partie, un effet de bordure et de diversité botanique.
Objectifs
Décupler l’effet de lisière pour favoriser le cantonnement des espèces territoriales, la perdrix grise en l’occurrence. Fournir des lieux de refuge contre les prédateurs en limitant l’impact des intempéries, notamment l’hiver. Apporter une source de nourriture diversifiée (attention néanmoins à limiter le développement des indésirables : rats surmulots, corbeaux freux…)
Cahier des charges
Aménagement à court terme (1 année) qui nécessite une maîtrise de l’aspect foncier. Privilégier les petites surfaces d’implantation (0,2 à 1 hectare maximum) réparties en damiers sur le territoire. Pour des surfaces plus vastes, préférer les bandes de cultures diversifiées. Choix du couvert à implanter : soit à base de cultures pures (maïs, chou…) soit sous forme de mélanges (maïs/millet, chou/sarrasin). L’implantation doit être conduite avec soin (pratiques culturales adaptées) afin d’obtenir les résultats escomptés. Pas d’entretien au printemps mais un broyage partiel (maïs) peut être envisagé en automne hiver pour une meilleure disponibilité alimentaire. |
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L’abri artificiel
Définition
C’est un abri pour la petite faune sauvage. De conception simple, peu onéreux et déplaçable à souhait, c’est un aménagement léger à installer en zone de plaine ouverte et dénudée. Il limite la disparition hivernale des perdrix tout en ayant une action antiprédation.
Principe
C’est un châssis – métal ou bois- recouvert de branchages auquel on adjoint un agrainoir de compagnie.
Etape 1 : Fabrication du châssis - soit en métal type cornière soudée - soit en bois type palettes fixées au sol par pieux. Les dimensions sont identiques : 0,60 m de haut, 1m de large, 1,5m de long.
Etape 2 : Choix de l’emplacement Choisir un emplacement en concertation avec l’agriculteur-exploitant ( bord de chemin ou de parcelle).
Etape 3 : Garnissage avec branches Recouvrir le châssis de banchages soit de feuillus ou de thuyas par exemple. Au préalable, il est possible de couvrir le sol de sable/gravier (poudrage des perdrix, gésier).
Etape 4 : Installation d’un agrainoir Mettre en place un agrainoir de compagnie accolé à l’abri artificiel.
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La bande Abri
Définition
Installée au coeur du territoire entre 2 grands blocs de culture, la bande abri enherbée (luzerne, trèfle, fétuque…) peut être entrecoupée d’îlots buissonnants.
Objectifs
Limiter le ruissellement des eaux, l’érosion des sols et constituer à terme une rupture dans la monotonie des plaines agricoles. Offrir à la faune sauvage un lieu de refuge anti-prédation. Protéger la faune des intempéries hivernales. Favoriser le cantonnement des espèces ainsi qu’un site de nidification (perdrix, faisan…) Apporter une source de nourriture pour les jeunes par le biais de la culture vivrière implantée (luzerne…).
Cahier des charges
Aménagement à moyen terme (3 années bande herbeuse seule) ou à long terme (3 années et plus si bande herbeuse et buissons arbustifs), son implantation doit être donc mûrement réfléchie notamment sur l’aspect foncier. Mise en place
- de la bande enherbée : de 6 mètres de large minimum. Composition à base de légumineuses (luzerne …) ou de graminées (fétuque…) selon les qualités du sol. - des îlots buissonnants : essences locales ( voir fiche plantations arbustives) pour le choix et la technique d’implantation.
Entretien
- de la bande enherbée : broyage précoce du couvert (fin mars maxi) si attenant à une céréale propice à la nidification ou tardif (après mi-juillet) si attenant à des plantes sarclées. - des îlots buissonnants : taille de formation puis recépage régulier. Conseil prévoir un piégeage suivi de ces bandes abris fréquentées par les prédateurs.
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L’agrainoir de compagnie
Constat
L’agriculture actuelle, qui tend vers une certaine homogénéité et une banalisation des milieux, ne permet plus au petit gibier de couvrir seul ses besoins alimentaires. Le recours à l’agrainage est donc indispensable, afin de procurer une source de nourriture complémentaire à la faune sauvage tant gibier (perdrix grise, faisans…) que non chassable (passereaux granivores…).
Objectifs
Maintenir le gibier en bon état physique. Réduire la mortalité hivernale et la dispersion des compagnies. Fournir aux oiseaux une nourriture de substitution leur évitant de consommer les graines de céréales traitées (nocives), trouvées à même le sol.
Moyens à mettre en oeuvre
En fin de chasse, localiser les compagnies présentes. Prévoir un agrainoir par compagnie. Opter pour les modèles à potence contenance de 10 litres avec trémie grillagée (proscrire les fentes sur bord de seau pour éviter la germination du contenu). Apporter sable/gravier nécessaires à l’alimentation (gésier). Veiller à positionner l’agrainoir en plaine, en limite de 2 parcelles de cultures différentes, à 50 mètres minimum d’un bord de chemin. Visiter très régulièrement les postes d’agrainage (minimum 1 fois par semaine) afin de faire l’appoint du blé consommé. En cas de fréquentation forte par les corbeaux, installer autour de l’agrainoir un cercle d’ 1 mètre de diamètre en grillage maille 10x10 cm. En cas de présence de sangliers, choisir plutôt pour modèle dit “anti-sanglier”. Il est conseillé d’intégrer l’agrainoir dans un couvert ou un abri artificiel. |
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